Situé au cœur du tissu urbain ancien d'Aghmat, le hammam représente le seul vestige encore debout de cette agglomération. Son plan épouse forme trapézoïdale constituée de trois salles couvertes d'une voûte en plein cintre, construite par des moellons de l'oued inondés dans un mortier en chaux.
Les dimensions de la salle chaude sont moins grandes par rapport aux deux autres salles, alors que sa hauteur sous-plafond est plus importante que celle des autres.
Le plan tranche clairement avec les plans de hammams islamiques connus au Maroc et en Andalousie aussi bien à l'époque Almouahade (Ksar Sghir), qu'à l'époque Mérinide (Chellah, Fès, Rabat). Cependant, il présente des corrélations évidentes avec des hammams andalous des 11 et 12è siècles.
Selon les initiateurs du projet, le travail acharné mené sur le terrain a permis de collecter des éléments carboniques afin de pouvoir dater par C14 les différents niveaux du hammam. En effet, son niveau de construction originel date du 10è siècle, et son abandon de la fin du 14è siècle.
Ainsi, le hammam correspond à une étape glorieuse de la ville d'Aghmat à savoir le moment où elle jouissait encore du rôle de capitale régionale, plus d'un siècle et demi avant l'édification de Marrakech.
Au sud du hammam, se tient un bâtiment presque indépendant. Il s'agit d'une salle de repos, destinée à l'accueil des clients, et se présente sous forme d'une cour centrale à ciel couvert, entourée de galeries sur les quatre côtés, et dallée en briques cuites disposées en chevrons.