En effet, cet arbre fruitier soufre de grands problème : la sécheresse, la désertification, le vieillissement des palmeraies et surtout la maladie du Bayoud qui depuis le début du siècle a détruit plus des deux tiers de la palmeraie marocaine.
Face à cette situation dramatique, l'homme n'est pas exclu comme acteur dans la disparition du palmier au Maroc. Certes, le décret protège le palmier contre tout arrachage, mais avec le temps, la nature s'en charge, faut de soins nécessaire pour sa survie.
Par conséquence, le palmier est remplacé par des constructions plus rentables qui prolifèrent telle une gangrène.
Quel spectacle désolant et triste que de voir la palmeraie de Marrakech, qui fût jadis la fierté des Marrakchis, se transformer petit à petit en un cimetière de palmier agonisants, sans vie, dénudés et érigés tels des poteaux.
Au fil du temps, ces troncs se dessèchent, se courbe puis cassent et finissent sous un simple feu de bois.
A la fin, que reste-t-il du feu Phoenix Dactyliféra, si majestueux, si noble, et si gracieux ? Rien si non des cendres dont malheureusement, il ne renaitra jamais.
Un jour, nos enfants diront « tu sais, il paraît qu'à Marrakech, il y avait une belle palmeraie et lors du coucher du soleil, le paysage était féerique. »
Hélas, cette fois ci, il ne s'agira pas d'une légende, mais bien la triste réalité du Palmier Dattier, le Phoenix Dactyliféra.