On marche ... 2007

La 2ème édition des Rencontres Chorégraphiques contemporaines « On marche… » se tiendra du 22 au 27 janvier 2007 au Théâtre Dar Takafa (Ministère de la Culture) et dans une galerie d’Art (en cours de négociation).


La programmation de cette 2ème édition  sera portée sur: La diffusion des spectacles vivants, les stages, les tables rondes, les performances et la vidéo…

Dans le cadre de cette programmation, Il y aura « Danse F' lappart'» qui est l'intitulé d'une forme artistique qui regroupe performances et vidéo dans une galerie d'art.

Ceci est la réflexion au sein de l'équipe anania partant de la problématique celle de tous aujourd'hui chorégraphes et danseurs au Maroc… d'un lieu réservé uniquement à la Danse contemporaine.

« Danse F' lappart'» est une proposition de visibilité de votre travail dans cette problématique car n'est pas ce que nous avons de plus fort : notre imagination à créer d'autres chemins ?

A partir de là,  je vous invite tous danseurs et vidéastes à nous faire des propositions artistiques sous forme de vidéo ou performance, conçues et travaillés dans votre maison. 

Taoufiq Izeddiou

Directeur Artistique
On Marche…R C M

Conditions de participation :  Voir fichier ci-joint 

DANSE  F' LAPPART 

Présentation :

La pratique de la  danse contemporaine à Marrakech n'a jamais été clandestine. 

Nos formations, nos résidences, nos rencontres se sont toujours déroulées en des lieux protégés et consacrés  à la danse.

Sachant pertinemment que nous allions nous retrouver à la rue, nous avons décidé de quitter l'institut français de Marrakech en février 2005. Cela voulait dire que nous perdions concrètement : 

1/ La formation gratuite à la danse contemporaine pour environ 150 jeunes " Al mokhtabar ", établi en partenariat et avec le soutien du  Service de Coopération et d'Action Culturelle de l'Ambassade de France au Maroc et l'Institut Français de Marrakech et avec la coopération  du Centre Chorégraphique National de Tours, que nous avions imaginé, inventé et réfléchi 2 ans au par avant.                      

2/ Notre propre training  quotidien, indispensable à un danseur.

3/ Nos résidences.

4/  Un espace de réunion.

5/  Un plancher (car que serait un danseur avec les genoux cassés?) 

Mais il nous reste quelque chose de plus riche et plus fort encore: 

La ferme volonté de  DANSER  dans notre pays et ce depuis toujours par n'importe quels moyens. 

Nous avons vite constituer un fond pour équipier un appartement, d'un bureau, d'un espace de réunion, de danse  :        notre propre SALON.

Taoufiq Izeddiou, danseur chorégraphe s'explique : 


"Je suis obligé de danser dans cet seul espace qui me reste. Cela m'a laissé rentrer dans la conception, la  solitude. Espace à la fois du possible car seul chez soit, mais en même temps une nouvelle danse car il y a les voisins, donc je ne peux pas faire de bruit... Je danse discrètement ...
Tout mon comportement  change. Je ne peux plus sauter, je ne peux plus exploser... A travers l'expérience d'un projet vidéo "voler la danse" dans lequel j'ai invité les danseurs de la compagnie et deux étudiantes de l'école des Beaux Arts de Tours (en partenariat avec le Centre Chorégraphique National de Tours) à  voler la danse chez eux et en dehors. Dans  un vas et vient entre l'intime et l'extérieur, l'ailleurs. Et c'est en visionnant le projet que je réalise aussi l'architecture d'une maison de la médina, les couleurs, les espaces changeants et en cela ça rapporte aussi un autre point de vue, une richesse  dans le désoeuvrement... Tout les jours je suis dans cette réalité, NOUS sommes dans cette réalité. C'est alors la conscience accrue de ce que je présente, un réveil quasi omniprésent, conscience de la où je vis. Aujourd'hui on a trouvé ça. Mais un lieu dédié exclusivement à la danse contemporaine est à construire.
En attendant ne restons pas les bras croisés qu'il nous tombe du ciel. On a envie qu'on marque cette période de danse F'LAPPART', par des inventions, des installations. Reste à voir avec tous les performeurs marocains. Que peut faire émerger comme idées comme questions, dans ce passage de danse F'LAPPART'. Au lieu d'attendre l'argent, la subvention, le lieu de danse... Ne reste t- il pas vos chambres ? Vos cuisines? Vos salons? Car par là nous écrivons notre propre histoire  de la danse.
En manifestant une écriture dans un appart, dans la rue, seuls espaces qui reste On manifeste alors l'histoire de la danse contemporaine aujourd'hui dans ce qu elle traverse.

Anania
Rédigé par Anania le Jeudi 21 Septembre à 20:14
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