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Lundi 13 Février 2012
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L'if : un arbre en danger Mohammed EL AOUENE
Ifrane : L’if, un arbre en voie de disparition. Par Mohammed EL AOUENE Nombreux sont ceux qui sont d’avis que la flore, fierté, il y a peu, de la ville d’Ifrane connaît une dégradation sans précédent…des pelouses abandonnées à leur sort des arbres moribonds : des acacias( Robinia pseudoacacia comme aime me le rappeler un jeune paysagiste ifranien ) malades atteint de pourridié, des tilleuls mal taillés , des platanes épuisés par les attaques de « tigres », ces fameux insectes qui décolorent les feuilles et qui rendent la sève collante, des marronniers agressés par ce parasite qui brunit les feuilles et les fait tomber prématurément…où sont donc passé ces ormes aux grandes silhouettes…et la liste est longue.. Voilà ce qui est du sort de certaines des plantes qui ornent les rues de la ville qu’en est –il de celui de ces pauvres plantes du jardin public , du val ? S’agissant du Val d’Ifrane les articles de M. Mohamed DRIHEM, Président de l’A.A.V.I. (Association des Amis du Val d’Ifrane)….font état d’un dépérissement quelque peu avancée de la flore ….et nous ne retiendrons que ce groupe de mots plus révélateur encore pour être fixé sur les déprédations causées par l’homme à cette pépinière naturelle : « cet arboretum unique en son genre qui se dégrade à petit feu. » La première victime ne pourrait être que ce militant qui lutte toujours pour sa survie et qui ne cesse de braver la colère du vent, de supporter la fureur des pluies torrentielles et d’endurer le poids de la neige. Il s’agit de l’If, communément désigné parles autochtones « khanounte sbaa ». L’if est ce conifère de la famille des taxacées que l’on trouve disséminé tout le long du val d’Ifrane et que l’on rencontre mais rarement dans la forêt environnante. Caractérisé par une longévité exceptionnelle de plusieurs millénaires, sa croissance est très lente. Le doyen des ifs aurait 3 000 ans et se trouve à Fortingal-on-Tayside, un village d’Écosse. Essence d’ombre, l’if peut atteindre parfois une vingtaine de mètres de hauteur de et occupe parallèlement une large circonférence. Ses feuilles persistantes sont d’un vert profond, aplaties et aigues à leur extrémité. Elles sont disposées en deux rangées opposées le long de rameaux souples et verts. Son tronc cannelé comporte une écorce d’un brun rougeâtre. L’if produit un fruit sous la forme d’une fausse baie autour d’une graine de couleur d’un vert très foncé, c’est l’arille. Charnu d’un rouge vif à maturation, ce fruit est comestible. Combien de fois avions nous mangé de ce fruit sans nous rendre compte du danger que nous courrions ? En effet c’est une plante particulièrement toxique aussi bien pour les hommes que pour les animaux car, à l’exception de la pulpe de l’arille, toutes les parties de l’arbre contiennent un alcaloïde, la taxine. Avisés comme ils le sont les habitants de la Zaouia des Aït Sidi Abdeslam n’attachent jamais leurs bêtes à un tronc d’if car une décoction de 50 grammes de ses feuilles peut provoquer la mort d’un cheval. « Chez l'homme, l'if engendre des troubles digestifs, nerveux, respiratoires et cardio-vasculaires qui peuvent entraîner la mort. » La toxicité de ses feuilles et de son écorce est connue depuis l'Antiquité. Souple et résistant, le bois de l’if était utilisé pour la fabrication d'arcs et de flèches. Son poison a été jadis utilisée par les guerriers pour enduire de sève les pointes de leurs flèches. Si en Europe l’if a longtemps été lié à l’ornementation des cimentières, il n’en demeure pas moins qu’il est à l’origine d’un médicament anticancéreux. En effet sa sève aussi toxique qu’elle peut l’être, figure dans la composition de ce médicament du nom de « Taxotère » qui a fait ses preuves dans le traitement du cancer du sein métastasé. La toxicité de l'if n’a pas échappé à l’inspiration de certains auteurs tels qu’un grand Shakespeare racontant l’empoisonnement du père de Hamlet (Macbeth, acte IV, scène 1) ou d’une illustre Agatha Christie qui dans son roman « Une poignée de seigle » fait appel à la taxine pour l’intoxication de l’un de ses personnages. Ne peut-on pas le considérer comme arbre remarquable et le protéger ? L’If répond à tous les critères d’un classement possible. Sa rareté d’abord lui confère une place privilégiée ensuite sa longévité, ses dimensions et pourquoi pas son esthétique voir ses propriétés médicinales ? Mohammed EL AOUENE Mohammed EL AOUENE
Al Bayane
Friday, November 29, 2002 Azrou-Ifrane : L’agonie du cèdre Gouraud Par Mohammed EL AOUENE La force du lien familial est tellement ancrée dans la culture marocaine que le retour au village natal, au moins une fois par an, est plus qu’impératif. La visite aux parents, proches ou lointains, est une nécessité. N’est-ce pas François BONJEAN qui, il y a plus de quarante ans, écrivait que « le peuple marocain est l’un des peuples les plus polis du monde » et à travers ce noble sentiment qu’est la politesse surgit celui du maintien et du respect de lien familial et auquel nous sommes fiers de ne pas y échapper. Le retour au pays est en général caractérisé par des points d’encrage hérités surtout de l’enfance. Alors que Les anciens d’Ifrane se vanteront de la sculpture du lion de l’Atlas, de la cascade des vierges, de la source Vittel, etc.… ceux d’Azrou vous feront l’éloge du grand lycée Tarik ibn Ziyad et de son histoire, de la pisciculture, du centre artisanal, etc. …. Personnifiés, ces lieux sont considérés, par les Azrouis et les Ifraniens, comme des êtres qui leurs sont chers. Mais le facteur commun à ces deux petites communautés demeure, sans équivoque, la futaie de cèdres qui les surplombe. Aujourd’hui, cette forêt est, malheureusement, exposée à une menace, quasi totale, des « mafias de bois » avides d’argent et un surpâturage abusif d’un élevage extensif sans pour autant oublier l’immonde chenille processionnaire qui n’épargne rien au passage. Le magot pour sa part apporte sa portion de gangrène et participe activement au dépérissement de cette forêt en décortiquant toutes les pousses terminales des jeunes cèdres. Les sangliers en sur nombre, laboureurs acharnés, à la recherche de tendres racines et de vers mous, contribuent à la dégradation de cette forêt. Espace longtemps demeuré vierge, la cédraie du Moyen Atlas fut subitement violé au début du siècle dernier par le passage des troupes de Lyautey probablement des légionnaires dirigés par le général Gouraud, colonel à l’époque. Ce passage sera immortalisé par un nom de baptême en l’occurrence celui de Gouraud qui le hasard a voulu que celui-ci soit estropié d’un bras. Pas surprenant donc de constater que le choix de ses parrains avait été porté sur ce cèdre. En effet ce dernier a un long bras accolé au tronc ce qui lui donne cette impression de manchot. Il y a aussi lieu de signaler, parallèlement que non loin, à l’orée de cette même forêt, le plateau de Timahdite (Province d’Ifrane) fut le théâtre d’une forte résistance à l’occupant ce qui a amené l’armée coloniale à ériger une stèle commémorant ses soldats morts au champ des batailles. C’est ainsi qu'il est inscrit sur la face nord de cette stèle: « Français qui passez ayez une pensée pieuse à l’adresse des héros tombés sous notre drapeau pour la grandeur du pays ». De même que l’on peut lire sur la face sud : « En souvenir des durs combats livrés par les troupes françaises de mai 1917 à septembre 1921 » Espace longtemps demeuré vierge, la cédraie du Moyen Atlas fut subitement violé au début du siècle dernier par le passage des troupes de Lyautey probablement des légionnaires dirigés par le général Gouraud, colonel à l’époque. Ce passage sera immortalisé par un nom de baptême en l’occurrence celui de Gouraud qui le hasard a voulu que celui-ci soit estropié d’un bras. Pas surprenant donc de constater que le choix de ses parrains avait été porté sur ce cèdre. En effet ce dernier a un long bras accolé au tronc ce qui lui donne cette impression de manchot. En marge du temps, ce cèdre se voulait perpétuel au milieu des siens qu’ils se terminent tantôt en pyramide, signe de jeunesse tantôt par de longues branches aplaties au sommet, signe de vieillesse. Situé, non loin et entre les villes d’Azrou et d’Ifrane, les deux « sœurs ennemies » dans l’émulation, le cèdre Gouraud a, des siècles durant, résisté à la violence qui l’a et l’entoure toujours d’ailleurs. Il a lutté contre les déprédations de l’homme, les dégâts perpétrés par les singes ; Il a aussi bravé la colère du vent, supporté la fureur des pluies torrentielles, endurer le poids de la neige, esquivé « les tirs » de la foudre et enfin échappé aux ravages causés par les incendies. Supplicié, il l’a été, mais cela ne l’a pas empêché à régner en maître sur sa contrée. C’est, peut être sa stature, presque dix mètres de circonférence, qui l’a aidé à tenir tête au temps et aux intempéries. Ma dernière visite à ce « monument végétal » remonte au mois d’août de cette année. Je m’étais brusquement trouvé devant ce colosse déjà marqué par l’âge. Combien de touristes ont-ils eu la poitrine contractée, combien de simples visiteurs ont-ils eu la gorge serrée en découvrant l’état d’étiolement avancé de l’imposante carrure du vieux conifère ? Que dire de l’angoisse de l’enfant du pays ? Le doyen des cèdres du Moyen Atlas est aujourd’hui en train de succomber à la vieillesse. Ses feuilles, pourtant persistantes, desséchées et prématurément flétries commencent à tomber, une à une. Ses branches qui, naguère, longues et fournies, recevaient les visiteurs comme des bras ouverts se dénudent progressivement. Certaines sont déjà complètement dépouillées de leur feuilles. Largement «carte-postalisé » certes, mais pas suffisamment protégé, le cèdre Gouraud subit encore le sacrilège des photographes, de cette plaque métallique que quelque inconscient lui a clouée au tronc, de cette échelle de location pour atteindre le bras du géant, de ces kiosques ne respectant même pas « l’ordonnancement architectural » du milieu, etc.… Afin de permettre à ce vieux cèdre moribond une retraite, un repos bien mérité, une sorte de zone non aedificandi est devenue pour ce patrimoine national une nécessité voire une obligation. Un simple coup d’œil sur les alentours suffirait à l’éventuel curieux pour être fixé sur le sort qui attend ses cadets. Beaucoup ont déjà été la cible des « chercheurs de miel » qui, semble t-il, tout en fumigeant les abeilles à l’aide de la bouse de vache mettent ainsi en flammes la base du tronc du cèdre. Une mort inéluctable attend donc tout arbre sujet à cette méthode apicole peu enviable. Et bien sûr les petits braconniers attendent à la lisière pour en profiter au maximum avant l’arrivée des mafiosi de bois. Puissions-nous, par cette modeste contribution, avoir rendu un vibrant hommage à ce témoin de plusieurs siècles d’histoire du Moyen Atlas ! Le cèdre dit Gouraud restera jusqu’à la fin de ses jours chargé de mystères que seules des recherches approfondies peuvent dissiper. Mohammed EL AOUENE Marcopolo
tout guay
Antonietta Calvillo
Formidable journée à vous tous ,
En premier lieu , permettez-moi de vous démontrer mon appréciation pour chacune des très intéressantes connaissances que j'ai lues sur cet cool site. Je ne suis pas sure d'être au bon section mais je n'en ai pas vu de meilleur. Je réside à Petrolia, canada . J'ai 28 ans et j'éduque 6 très gentils enfants qui sont tous âgés entre 7 ou 13 ans (1 est adoptée ). J'aime bien beaucoup les animaux de compagnie et je tempte de leur garantir les items qui leur rendent la vie plus à l'aise . Merci dès aujourd'hui pour toutes les excellentes délibérations qui viendront et je vous remercie surtout de votre compassion pour mon français moins qu'idéal : ma langue de naissance est le mandarin et je tempte d'apprendre mais c'est très difficile! Au plaisir! Arthru Chloe Disanti
Salut à vous tous ,
Pour débuter , donnez-moi l'opportunité de vous montrer ma gratitude pour toutes les super connaissances que j'ai rencontrées sur cet excellent forum . Je ne suis pas sure d'être au bon endroit mais je n'en ai pas trouvé de meilleur. J'habite à Midland, canada . J'ai 28 ans et j'élève quatre agréables enfants qui sont tous âgés entre 8 ou 13 ans (1 est adoptée ). J'aime énormément beaucoup les animaux de compagnie et je fais de mon mieux de leur présenter les marchandises qui leur rendent la vie plus festive . Je vous remercie dors et déjà pour toutes les formidables débats à venir et je vous remercie surtout de votre compassion pour mon français moins qu'idéal : ma langue de naissance est l'arabe et j'essaie d'éviter les erreurs mais c'est très difficile! Bye bye Arthru Ecrire une réponse
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